vendredi 2 décembre 2011

Christchurch, ville martyre !



Christchurch ressemble à un petit bout d'Angleterre. Églises de style gothique, beaux jardins, tour en barque sur le fleuve, cette belle ville savoure pleinement son héritage anglais.

Au contraire des autres colonies, Christchurch était à l'origine d'un projet de l’Église d'Angleterre qui visait à installer les classes les plus aisées. Églises imposantes et écoles huppées y ont insufflé les valeurs du Vieux Monde. 
La ville s'étend vers l'ouest jusqu'au bord des plaines du Canterbury, grande région dont la ville est capitale. Ces vastes plaines s'étendent dans les terres jusqu'aux pieds des alpages.

Cette cité-jardin est la troisième ville du pays et la première de l'île du Sud, en terme de population. Bâtie sur un terrain plat et quadrillée comme une ville américaine, Christchurch s'étend vers les terres au départ des Port Hills, des collines gravies péniblement par les premiers colons européens, après leur arrivée au port de Lyttleton.

L'aristocratie s'installe dès le milieu du 19ème siècle et ont à leur service artisans et cultivateurs, des hôtels particuliers sortent de terre dans le quartier de Fendalton, ainsi que des écoles privées prestigieuses. Des parcs raffinés, plantés de chênes et d'ormes, sont disséminés dans la ville. Bâtiments en pierre de style néoclassique façonne le visage de cette nouvelle cité, créant une nouvelle Angleterre dans le Pacifique Sud. Depuis lors, Christchurch a du mal à se défaire d'une réputation snob aux structures sociales rigides. Même si un brassage social s'opère peu à peu, la ville reste très "british", du moins en apparence. Cependant, c'est ce qui fait la réputation touristique de Christchurch.





On a quelques heures devant nous avant de prendre l’avion. Même si on sait pertinemment que le centre-ville de Christchurch est fermé suite aux destructions causées par le séisme et sa réplique il y a quelques mois, on joue aux curieux ! En février 2011, c'est un tremblement de terre de magnitude 6,3 sur l'échelle de Richter qui secoue et ravage le deuxième pôle urbain du pays.





La plus anglaise des villes de Nouvelle-Zélande en pleine reconstruction




Ça fait quand même un choc de se retrouver séparé du centre par ces grillages, et de l’autre côté des rues vides, abandonnées… un vrai décor d’apocalypse, même si à d’autres endroits, des immeubles sont en reconstruction, des grues se dressent un peu partout ! 

Les rues fantômes de Christchurch...

Mais où sont passés les gens qui travaillaient là ? Christchurch est considérée comme une cité jeune et active, mais les aléas de la nature poussent les gens à s'installer vers d'autres horizons.
Quel dommage ! Cette ville avait l’air de valoir le coup d’œil, on ne verra pas sa célèbre cathédrale !


Le vaste jardin botanique a lui aussi souffert de la catastrophe



On se contente de quelques rues ouvertes à la circulation, en direction du jardin botanique qui lui aussi à ramassé ! On passe à côté de bâtisses ou d’église fissurée, partiellement écroulée, certaines sont un peu retapées ! 

Le tram ancien qui parcourait la ville ne circule plus non plus le temps de la reconstruction.










Même si le centre-ville historique est digne d’intérêt, il est impossible d'approcher Cathedral Square, place centrale de la ville dominée par la célèbre cathédrale Christchurch. Cette superbe église gothique est nommée d'après l'église de l'université d'Oxford, Christ Church. Elle est le symbole de la ville qui porte son nom ("Église du Christ).



Les Botanic Gardens ont été fondés en 1863, lorsqu'un chêne anglais fut planté sur le site pour célébrer l'union du fils aîné de la reine Victoria et de la princesse Alexandra de Danemark. Ces jardins se situent sur une ancienne plaine marécageuse transformée par les colons.
Ils ont contribué à forger la réputation de "cité-jardin" de Christchurch. D'une superficie de 30 ha et encerclés par le fleuve Avon, ils renferment plantes exotiques et indigènes.
Serpentant dans la ville, ce cours d'eau surmonté de quelques ponts en pierre donne beaucoup de charme à la cité et offre un cadre bucolique grâce aux grandes pelouses plantées de saules pleureurs et de vieux chênes sur ses rives.

Leur gazon anglais, leur bosquets, leurs parterres de roses et de plantes à bulbes, leurs rocailles, leurs serres et leurs bassins forment un cadre de promenade particulièrement paisible, car en grande partie isolé dans un méandre du fleuve.

La rose est une fleur qui symbolise l'héritage anglais. Le jardin d'eau est ceint d'herbacées vivaces et d'arbres et de buissons exotiques.

L'ensemble du jardin est entretenu tant bien que mal, mais on sent que les priorités de reconstruction se portent plus sur le centre-ville. 

Les Botanic Gardens ouvrent à l'est sur le quartier culturel, où sont concentrés les principaux musées de la ville.

Grande arche en pierre des années 1920, le Bridge of Remembrance est un monument aux morts rendant hommage aux soldats du Canterbury tombés pendant les deux conflits mondiaux et les suivants.

Tout près des Jardins botaniques se trouve le néogothique Christ's College, école pour garçons fondée en 1850 recevant ici une éducation britannique.
Tout près le Canterbury Museum se trouve dans un élégant bâtiment néogothique édifié dans la seconde moitié du 19ème siècle.
Même époque et même style architectural pour l'Arts Centre qui était jadis l'Université de la ville.



Belles façades sur Worcester Street



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