samedi 3 décembre 2011

BILAN Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est une pure merveille ! J’en rêvais depuis longtemps, je m’attendais à être enchanté, mais on à beau imaginer, on s’en rend réellement compte sur place. Chaque jour, on avait l’impression qu’on avait jamais rien vu de si beau : des paysages si différents, des collines verdoyantes parsemées de milliers de moutons, geysers, lacs de toute les couleurs, des plages sauvages, des côtes découpées par de hautes falaises, des montagnes aux sommets enneigés à pic qui tombent dans d’immenses plaines, de larges vallées parcourues de torrent gris-bleu, des glaciers, des fjords majestueux,… Ces paysages changent selon la météo… même sous un ciel menaçant les paysages sont fabuleux, et en Nouvelle-Zélande on a pu voir que la météo est imprévisible et assez violente, trombes d’eau, tempêtes sur la mer, ciel d’un bleu fantastique, et un vent parfois très fort présent quasiment tous les jours !!! On n’a jamais vu autant d’animaux différents en si peu de temps, qu’il s’agisse d’espèces auxquels on n’est pas habitué (phoques, lions de mer, dauphins, pingouins, perroquets,…) ou bien d’autres bien connus tels des moutons, des vaches ou bien des canards par centaines…

Brume matinale sur le Parc national du Tongariro


Seul défaut : les villes sont laides et se ressemblent toutes. Wellington, Auckland, Dunedin, Oamaru et Rotorua sortent cependant du lot ! Sans oublier les superbes jardins botaniques qui font la fierté de leur ville!
On regrette ne pas avoir eu plus de temps pour quelques randos, notamment dans les parcs nationaux du Fiordland ou du Westland, j’ai adoré cette forêt pluvieuse : marcher sur le sol spongieux et entendre les gouttes tombées continuellement des larges feuilles des nikaus, même quand il ne pleut plus ! Rajouter aussi quelques jours dans la région de Queenstown n’aurait pas été de trop !
Pour finir, on n’oubliera pas non plus ces néo-zélandais généralement si sympathique. Une pensée pour ce qu’ils ont enduré lors des séismes passés… ce n’est surement pas fini… tout le pays est sur une zone sensible !



Le lac Tekapo & les Alpes du Sud



Coût de la vie en Nouvelle-Zélande

Coût de la vie en 2011:
-    1 € = 1.69 $NZD (dollar néo-zélandais),
-    Timbre pour l’international : 2.20 $NZD, soit 1.37 €,
-    Un verre de coca dans un bar : 2 $NZD, soit 1.25 €,
-    Gazole : 1.58 $NZD / litre, soit 0.93 € / l,
-    Essence : 2.08 $NZD / litre 1.23 € / l.

La Nouvelle-Zélande en vrac

Anecdotes :

-  Jusqu'au début du 20ème siècle, l'île du Nord était également appelée Aotearoa, souvent traduite comme « pays du long nuage blanc ». En usage maori actuel, ce nom fait référence à tout le pays. Elle fut nommée ainsi car c'est la vue de nuages qui, depuis leurs pirogues, leur indiqua la présence de ces îles.

- Éloignée des supercontinents, la Nouvelle-Zélande est un des pays les plus isolés du monde.

- La culture néo-zélandaise est un mélange entre celle des Pakehas (les colons européens) et celle des Maoris, premiers habitants de l'archipel. Aujourd'hui, les Maoris représentent environ 8 % de la population totale. Le tatouage maori, appelé le "tâ moko", est très répandu.
A Rotorua, par exemple, la vie communautaire maorie est centrée sur le marae, une enceinte sacrée où est construite la grande maison tribale, "wharenui", ornée de sculptures représentant les ancêtres de la tribu.
-  Le soleil est dangereux, le trou de la couche d’ozone se situe au-dessus du pays ! Protection solaire conseillée !
-   L’île du Nord est appelé « l’île fumante », alors que celle du sud, « l’île de Jade »,

Ca chauffe là-dessous ! (Hell's Gate - Rotorua)

-   En novembre, beaucoup d’animaux sont accompagnés de leurs petits !

Sur la Forgotten World Highway


- A l’extrême sud du pays (région d’Invercargill), le soleil se couche très tard, vers 21h30, la nuit n’est pas tout à fait noire jusqu’à 23h !
En novembre –décembre, les nuits sont très courtes, il fait jour à 5h30 !
-  Les habitants sont très serviables, ils n’hésitent pas à proposer leur aide ou à nous conseiller sur des endroits à visiter…,
-  Hypermarchés qui proposent des réductions sur le carburant à partir de 40 $ dépensés… utile quand on roule beaucoup !
- Attaque des 2 oiseaux sur la plage de Waipapa Point qui protégeaient probablement leur progéniture… on se serait cru dans le film de Hitchcock ! On a du couper court à notre safari improvisé ! Et on a bien fait car une fois remontés, un lion de mer bloquait l’accès à la plage, on ne s’y serait pas frotté !
-  L’accent néo-zélandais nous pose autant de problème que son voisin australien !
-  Des noms de localités étranges ou évocateurs pour raisons personnelles : Lac Manapouri, Timaru, Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu (on y est pas allé, mais j’ai bien cru qu’il s’agissait d’une faute de frappe dans l’atlas routier !!!), Whakapapa Village, Nukumaru, Houipapa, etc...


La route à travers les vallées glaciaires de la région du Mont Cook


-   La Nouvelle-Zélande est à 12h de la France, en matière de fuseaux horaires,… c’est donc simple de convertir : quand il est 8h du mat ici, il est 8h du soir là-bas, et vice-versa,

- Situé aux antipodes du méridien de Greenwich, sur la ligne de changement de date, le pays se targue d'être la première nation (en exceptant quelques petites îles) à voir le soleil se lever.

- Subtropical au nord, le climat devient tempéré au sud. L'omniprésence de l'Océan suscite des précipitations régulières qui entretiennent une végétation abondante.



-   La présence de « didymo » dans les torrents et les lacs, une algue pouvant dégrader l'habitat des organismes indigènes et modifier la variété des algues et des invertébrés qui peuplent le fond des rivières et des lacs, mais non dangereuse pour l’homme,

-   Si la Nouvelle-Zélande et l’Australie sont proches aujourd’hui par leur passé colonial britannique, les Maoris sont des descendants de Polynésiens (Tahiti) ayant peuplé la Nouvelle-Zélande il y a 1000 ans, qui eux-mêmes descendent d’Asie du Sud-est (il y a 30 000 ans). Ils sont ainsi beaucoup moins proches génétiquement des Aborigènes australiens,
- La Nouvelle-Zélande a fait du kiwi son fruit emblématique, mais celui est originaire de Chine. On a pu goûter pour la première fois au kiwi jaune, littéralement kiwi doré en anglais, et c'est bien meilleur que celui qu'on connaît en France !
Depuis les années 1960, ce fruit exotique pousse sur le sol français dans la région de l'Adour !

A Te Puke, on nous rappelle que la Nouvelle-Zélande est le 2ème producteur de kiwi

- les néo-zélandais se baptisent avec fierté (ainsi que tout ce qui est néo-zélandais) du nom de "Kiwi", car cet oiseau rare et aux ailes réduites est devenu un symbole national. Le timide et nocturne oiseau, de la taille d'un gros poulet, existe depuis 70 millions d'années. Le kiwi, appelé aussi aptéryx, fait parti de l'ordre des ratites, avec l'émeu et le moa, aujourd'hui éteint, un oiseau géant. Le kiwi est difficile à apercevoir, si bien que la plupart des néo-zélandais n'en ont jamais vu en milieu naturel. L'espèce est aujourd'hui en danger d'extinction, son habitat étant menacé.


- La Nouvelle-Zélande est le premier pays à avoir accordé le droit de vote aux femmes en 1893. Elle a aussi instauré une vingtaine d'années auparavant l'école primaire obligatoire. En 1938 une sécurité sociale nationale, un système de retraite universel et de protection sociale ont été établis.



- Le Seigneur des Anneaux a fait connaître la Nouvelle-Zélande au monde entier.
Le temps du tournage (deux ans), le pays est devenu "la Terre du Milieu". Le film a engagé une armée d'artistes numériques, maquilleurs, costumiers, forgerons, tailleurs de pierre et plus de 20 000 figurants. Presque tous les Néo-Zélandais connaissent quelqu'un qui a participé au film (qui a porté des prothèses d'oreilles et de pieds pour ressembler à un hobbit ou à un orque !
L'impact sur l'économie et l'orgueil national a été considérable. Le gouvernement a dû nommer un ministre des Anneaux ; Wellington a été surnommée "Wellywood", et a accueilli les premières mondiales des films de la trilogie qui ont remportés 17 oscars en tout.

- pays très respectueux de l'environnement qui concentre un nombre impressionnant de parcs nationaux (12% du territoire) et des espaces protégés. La Nouvelle-Zélande est "nuclear free" : pas d'énergie de source nucléaire et interdiction aux bateaux américains à propulsion nucléaire d'accoster sur les côtes du pays.


Du 9 septembre au 23 octobre dernier, les yeux du monde entier étaient braqués sur le pays pendant la 7ème coupe du monde de rugby. Un retour aux sources car la Nouvelle-Zélande avait accueillit la première édition de cette coupe en 1987.
Nelson accueillit, quant à elle, la première partie officielle de rugby en 1870, organisée par les colons britanniques.
L'équipe néo-zélandaise fut baptisée All Blacks en 1905.

Avant chaque match, les joueurs exécutent une danse rituelle maorie, appelée le haka. Elle sert à la fois à consolider l'esprit d'équipe et à effrayer les adversaires.

Cette année, les vacances scolaires des néo-zélandais ont été déplacées pour les faire correspondre à la période de la grande rencontre sportive. La finale a été programmée la veille d'un jour férié, le Labour Day, ce qui traduit bien à quel point ce sport fait partie intégrante de la culture du pays.







La Nouvelle-Zélande côté villes

Les villes, c’est :

-    Un bordel architectural, de l’ancien (19 et début 20ème siècle) avec du moderne plus ou moins bétonné, le rendu n’est pas très beau !

-    Une organisation de rues en damier, très pratique pour se repérer !

-    Les petites villes se résument souvent à une poignée de boutiques en son centre, avec des églises et des maisons bordant la route principale de part et d’autre,

-    Souvent, un carillon est planté au centre-ville (le plus beau est celui de Stratford),

Pas mal de gens supportent leur pays !


-    Un jardin botanique qui fait sa fierté : nos préférés sont à Invercargill, Auckland (pour ses serres)… celui de Dunedin avait l’air bien, mais fermé lors de notre passage, et celui de Christchurch a souffert du séisme,

-    Beaucoup de villes ont de beaux parcs comprenant sentier en forêt, fontaines, lacs et animaux en liberté qui vont avec (colverts, oies sauvages, cygnes blancs et noirs)… le Parc Pukekura de New Plymouth est sympa !

-    Des restaurants proposant des spécialités étrangères, ainsi on peut dîner dans un resto coréen, entouré de japonais dans une petite ville. En général, les restos sont asiatiques, mais aussi indiens et orientaux…,

-    Dans chaque ville : un mcdo, un burger king, un subway, parfois un KFC et un pizza hut ! c’est quasi systématique !

-    Dans les plus grandes villes, des chaînes de supermarchés de partout (Countdown, New World).


Auckland, une ville multicolore !

La Nouvelle-Zélande côté routes

La route, c’est :

-    Un vrai plaisir de ne croiser que très peu de voiture !

-    Trop d’animaux écrasés !

A travers le relief accidenté de la région volcanique de Rotorua

















-    De très belles routes sillonnant des paysages magnifiques, avec des points de vue aménagés tout du long,

La Desert Road à l'ouest du Parc de Tongariro

-    Des pistes de terre en bon état dans les parcs nationaux et autres endroits reculés,

-    Beaucoup de virages dans certaines régions, et routes d’une longueur interminable (notamment la Forgotten World Highway, avec un nom pareil, on est prévenu ! textuellement la «route du Monde oublié»),

Si on ne veut pas mettre le van dans le fossé, on a intérêt à respecter les limitations !













Sur la côte ouest de l'île du Sud, le ciel nous tombe souvent sur la tête !



















-    Des panneaux en super état pour indiquer villes et tout autres structures touristiques (aire de pique nique, camping, musées,…), énorme contraste avec la Nouvelle-Calédonie !


Le long du Lac Wakatipu, dans les environs de Queenstown



-    Des centaines de « One lane bridge » (pont à une voie),

-    Des dos-d’âne encore plus hauts qu’en France, signalés quand on est dessus uniquement !


La route faisant le tour de la Péninsule de Coromandel, à Deadmans Point



La Nouvelle-Zélande, côté paysages

Les paysages, c’est :

-    Du vert, du vert, du vert, toutes les nuances de vert !!!

-    Le chaos des collines et des creux formés par les très anciennes éruptions volcaniques dans le centre de l’île du Nord,

-    Des fougères arborescentes de partout, c'est l’emblème du pays !
La fougère argentée est une espèce de fougère arborescente endémique à la Nouvelle Zélande. En maori, ses jeunes pousses sont appelées "koru", et la plante elle-même "ponga" ou "kaponga".
Véritables arbres pouvant atteindre plus d'une dizaine de mètres de haut et 8 mètres d'envergure, ils colonisent l'archipel néo-zélandais, depuis plus de 400 millions d'années.


De la fougère à la pelle...



-    Un nombre incalculable d’animaux d’élevage,

-    Un plongeon dans les décors du « Seigneur des Anneaux »,

La Comté ?


-    Des drapeaux noirs à l’effigie de leur équipe, les All Blacks, il faut dire qu’ils viennent tous juste de gagner la coupe du Monde !

-    Des vertes collines rayées par le piétinement des bêtes, ça me rappelle le second-plan des mondes des premiers Super Mario !!! ^^

-    Beaucoup de lacs, notamment dans la région de Rotorua et Taupo au Nord et au pied des montagnes de l’île du Sud !

-    Des centaines de scenic reserve (SR) et recreation reserve (RR) le long des routes. La Nature est ultra-protégée !

La Hollyford Valley, dans le Parc du Fiordland


-    De grandes étendues bouillonnantes, témoins d’une activité magmatique très… proche ! Les parcs géothermiques sont superbes et instructifs ! Le centre de l’île du Nord est une grande région volcanique s’étalant du Tongariro National Park jusqu’à la Bay of Plenty, en passant par Rotorua et Taupo,

-    Des volcans aux cônes parfaits et enneigés, tels les Monts Ngauruhoe, Tahurangi et Egmont,

-    Certaines régions de collines et de vallons nous font penser à une Irlande, cependant en plus exotique !

-    Une île du Sud aux paysages de montagnes à couper le souffle !


Péninsule de Coromandel





vendredi 2 décembre 2011

Christchurch, ville martyre !



Christchurch ressemble à un petit bout d'Angleterre. Églises de style gothique, beaux jardins, tour en barque sur le fleuve, cette belle ville savoure pleinement son héritage anglais.

Au contraire des autres colonies, Christchurch était à l'origine d'un projet de l’Église d'Angleterre qui visait à installer les classes les plus aisées. Églises imposantes et écoles huppées y ont insufflé les valeurs du Vieux Monde. 
La ville s'étend vers l'ouest jusqu'au bord des plaines du Canterbury, grande région dont la ville est capitale. Ces vastes plaines s'étendent dans les terres jusqu'aux pieds des alpages.

Cette cité-jardin est la troisième ville du pays et la première de l'île du Sud, en terme de population. Bâtie sur un terrain plat et quadrillée comme une ville américaine, Christchurch s'étend vers les terres au départ des Port Hills, des collines gravies péniblement par les premiers colons européens, après leur arrivée au port de Lyttleton.

L'aristocratie s'installe dès le milieu du 19ème siècle et ont à leur service artisans et cultivateurs, des hôtels particuliers sortent de terre dans le quartier de Fendalton, ainsi que des écoles privées prestigieuses. Des parcs raffinés, plantés de chênes et d'ormes, sont disséminés dans la ville. Bâtiments en pierre de style néoclassique façonne le visage de cette nouvelle cité, créant une nouvelle Angleterre dans le Pacifique Sud. Depuis lors, Christchurch a du mal à se défaire d'une réputation snob aux structures sociales rigides. Même si un brassage social s'opère peu à peu, la ville reste très "british", du moins en apparence. Cependant, c'est ce qui fait la réputation touristique de Christchurch.





On a quelques heures devant nous avant de prendre l’avion. Même si on sait pertinemment que le centre-ville de Christchurch est fermé suite aux destructions causées par le séisme et sa réplique il y a quelques mois, on joue aux curieux ! En février 2011, c'est un tremblement de terre de magnitude 6,3 sur l'échelle de Richter qui secoue et ravage le deuxième pôle urbain du pays.





La plus anglaise des villes de Nouvelle-Zélande en pleine reconstruction




Ça fait quand même un choc de se retrouver séparé du centre par ces grillages, et de l’autre côté des rues vides, abandonnées… un vrai décor d’apocalypse, même si à d’autres endroits, des immeubles sont en reconstruction, des grues se dressent un peu partout ! 

Les rues fantômes de Christchurch...

Mais où sont passés les gens qui travaillaient là ? Christchurch est considérée comme une cité jeune et active, mais les aléas de la nature poussent les gens à s'installer vers d'autres horizons.
Quel dommage ! Cette ville avait l’air de valoir le coup d’œil, on ne verra pas sa célèbre cathédrale !


Le vaste jardin botanique a lui aussi souffert de la catastrophe



On se contente de quelques rues ouvertes à la circulation, en direction du jardin botanique qui lui aussi à ramassé ! On passe à côté de bâtisses ou d’église fissurée, partiellement écroulée, certaines sont un peu retapées ! 

Le tram ancien qui parcourait la ville ne circule plus non plus le temps de la reconstruction.










Même si le centre-ville historique est digne d’intérêt, il est impossible d'approcher Cathedral Square, place centrale de la ville dominée par la célèbre cathédrale Christchurch. Cette superbe église gothique est nommée d'après l'église de l'université d'Oxford, Christ Church. Elle est le symbole de la ville qui porte son nom ("Église du Christ).



Les Botanic Gardens ont été fondés en 1863, lorsqu'un chêne anglais fut planté sur le site pour célébrer l'union du fils aîné de la reine Victoria et de la princesse Alexandra de Danemark. Ces jardins se situent sur une ancienne plaine marécageuse transformée par les colons.
Ils ont contribué à forger la réputation de "cité-jardin" de Christchurch. D'une superficie de 30 ha et encerclés par le fleuve Avon, ils renferment plantes exotiques et indigènes.
Serpentant dans la ville, ce cours d'eau surmonté de quelques ponts en pierre donne beaucoup de charme à la cité et offre un cadre bucolique grâce aux grandes pelouses plantées de saules pleureurs et de vieux chênes sur ses rives.

Leur gazon anglais, leur bosquets, leurs parterres de roses et de plantes à bulbes, leurs rocailles, leurs serres et leurs bassins forment un cadre de promenade particulièrement paisible, car en grande partie isolé dans un méandre du fleuve.

La rose est une fleur qui symbolise l'héritage anglais. Le jardin d'eau est ceint d'herbacées vivaces et d'arbres et de buissons exotiques.

L'ensemble du jardin est entretenu tant bien que mal, mais on sent que les priorités de reconstruction se portent plus sur le centre-ville. 

Les Botanic Gardens ouvrent à l'est sur le quartier culturel, où sont concentrés les principaux musées de la ville.

Grande arche en pierre des années 1920, le Bridge of Remembrance est un monument aux morts rendant hommage aux soldats du Canterbury tombés pendant les deux conflits mondiaux et les suivants.

Tout près des Jardins botaniques se trouve le néogothique Christ's College, école pour garçons fondée en 1850 recevant ici une éducation britannique.
Tout près le Canterbury Museum se trouve dans un élégant bâtiment néogothique édifié dans la seconde moitié du 19ème siècle.
Même époque et même style architectural pour l'Arts Centre qui était jadis l'Université de la ville.



Belles façades sur Worcester Street



jeudi 1 décembre 2011

Péninsule de Banks, une beauté tranquille !


A quelques kilomètres à l'est de Christchurch se trouve la péninsule de Banks, qui s'élève en pente raide et contraste avec le paysage plat alentour. Pour y accéder, on grimpe en direction de Port Hill, quartier faisant encore parti de Christchurch. Ces collines aux contours déchiquetés sont très prisés par les habitants pour le sport en plein air. De là-haut, il va sans dire que la vue sur la ville et la grande plaine du Canterbury est grandiose.
On peut admirer le Sign of the Takahe qui ressemble à s'y méprendre à un château médiéval. Cet édifice bâtie en 1918 abrite aujourd'hui un restaurant.
Un tunnel ferroviaire qui fut construit en 1867, passe sous les collines pour rejoindre rapidement la ville de Lyttleton de l'autre côté des collines.
Lyttleton est l'un des ports les plus actifs du pays. Il s'agit de l'endroit où les pionniers choisirent d'accoster en 1850 pour peupler la province du Canterbury. La Lyttleton Timebell Station avec sa tour qui se dressait  au-dessus de la ville depuis 1875, s'est effondrée en juin 2011 il y a quelques mois, suite aux tremblements de terre qui la fragilisèrent. Jadis, une grosse boule noire qui y était accrochée était abaissée tous les jours à 13h pour indiquer l'heure de Greenwich aux bateaux amarrés dans le port.

La péninsule de Banks est un imposant affleurement volcanique aux collines recouvertes de pâturages et aux baies paisibles. Un petit coin plein de calme et de sérénité !


La tranquille Baie d'Akaroa
La visite de cette péninsule au relief tourmenté s’est inscrite par hasard dans notre planning, pour notre avant-dernier jour complet dans ce pays.












Affleurements rocheux, promontoires escarpés, profondes vallées et falaises à  pic sont témoin d’une activité géologique intense. La péninsule s'est en effet formée à la suite de trois éruptions violentes qui soulevèrent le sol de cette région de plaines. Après refroidissement, la lave s'éroda, laissant derrière elle un superbe paysage de vallées et de promontoires escarpés.
Elle doit son nom à Cook, qui la baptisa d'après son botaniste, Joseph Banks, mais au départ il pensait être en présence d'une île, une erreur peu surprenante si l'on considère ce bout de terre surplombant la mer, si différent des plaines environnantes.
Témoin de l'activité géologique toujours en cours aujourd'hui, c’est à Lyttleton que se trouvait l’épicentre du séisme de février dernier, faisant écrouler la célèbre Timeball Station, une curieuse tour à structure gothique. De 1876 à 1934, la boule noire installée au sommet était tous les jours abaissée pour donner l'heure de Greenwich aux bateaux qui mouillaient dans le port.
Cette petite ville au charme balnéaire avec ses chalets à flancs de colline a beaucoup souffert de la catastrophe naturelle.

La péninsule de Banks fut formée par les éruptions de deux volcans. Elle était encore un île il y a 25 000 ans. La violence de ce récent passé géologique a partout laissé des traces : affleurements rocheux, promontoires escarpés, profondes vallées et falaises à pic.
La Summit Road et d'autres petites routes serpentant les crêtes des monts et descendant dans de superbes baies encaissées, permettent d'en avoir un bon aperçu.

Les Maoris appréciaient la péninsule pour ses forêts et la profusion de poissons qu'ils y trouvaient. Les premiers colons, quant à eux, cherchèrent refuge dans ses ports.


Okains Bay














Dans cette petite région se trouve Akaroa, une petite ville qui a la particularité d’avoir accueilli des immigrants français, en 1850, à l’époque où la France avait des vues sur la Nouvelle-Zélande. C’est ainsi que de nombreuses rues, boutiques et panneaux sont en français et dans des tons de bleu, blanc, rouge ! Les bâtiments sont aussi d’influence coloniale française.




On apprend alors que la péninsule de Banks abritait jadis une colonie française. Mais les Britanniques étaient bien décidés à contrecarrer leurs ambitions et se hâtèrent d'annexer l'île du Sud. Les colons français ne vécurent pas assez longtemps pour voir la suite, mais ils laissèrent derrière eux une petite ville pittoresque aux influences françaises qui constitue aujourd'hui l'une des attraction de la région.
L'architecture nous donne l'impression d'un mélange entre celle que l'on retrouve au Québec et dans les DOM-TOM.

Akaroa est ainsi le témoignage de la tentative de colonisation de l'île du Sud par les Français.

Fondée en 1840 par Langlois, un commandant de baleinier français, la ville est considérée comme le joyau de la péninsule. Les rues portent des noms français, et les petites maisons coquettes lui donnent un air de ville française d'outre-mer. Les cafés servent des plats français, les bâtiments ont tous des volets à battants.
La plus ancienne localité du Canterbury se niche au creux d'une des anses du profond Akaroa Harbour.


Même les petites villes ont leur club de rugby



L’autre versant des Alpes du Sud : cap vers le Mont Cook !

Panorama enchanteur depuis le village (le Mont Cook est à l'extrême droite)

Dernière excursion dans les spectaculaires Alpes néo-zélandaises dont on ne se lasse pas… Aujourd’hui, un ciel sans nuage nous incite à aller voir de plus près le Mont Cook. Cette montagne est le point culminant du pays du haut de ses 3754 m, malgré une dizaine de mètres perdus lors d'un éboulement rocheux en 1991. L'avalanche de rocher qui survint fut enregistrée à 3,9 sur l'échelle de Richter.
Jusqu'à récemment, on l'appelait simplement mont Cook, mais il a été officiellement rebaptisé "Aoraki / mont Cook" en 1998, suite à un accord passé entre le gouvernement néo-zélandais et la tribu Ngai Tahu. Aoraki signifie "Transperceur de nuages" en maori.

Cette montagne est une merveille pour les yeux, mais elle est souvent enveloppée dans les nuages. Cela expliquerait la raison pour laquelle le capitaine Cook l'aurait manqué alors qu'il naviguait le long de la côte, car il ne la mentionne nulle part dans ses carnets.
Selon les connaisseurs, le mont est aussi impressionnant que n'importe quelle cime himalayenne !


C'est la partie la plus visitée des Alpes. Avant d'arriver au plus près de la célèbre montagne, on traverse un décor rural qui laisse peu à peu la place à un paysage de plateaux semi-désertiques et de lacs glaciaires, comme celui de Tekapo. En arrière-plan, les glaciers et les sommets du parc national du mont Cook ont été le terrain d'entraînement de nombreux alpinistes, comme sir Edmund Hillary, premier à conquérir l'Everest.

Cette route est connue pour être la plus spectaculaire de Nouvelle-Zélande, même si c'est très dur de classer les routes panoramiques dans un pays qui en compte autant !


Le lac Pukaki donne directement sur le Mont Cook. Sa couleur est due aux fines particules résultant de l'érosion de la montagnes par les glaciers situés en amont du lac.




Mount Cook Village est enserré entre de hautes montagnes, on y éprouve un sentiment d’isolement. Il est dominé par The Hermitage, l'un des grands noms de l'hôtellerie néo-zélandaise depuis 1884.

Situé à 4 km du Mont Cook, le 2ème sommet le plus haut du pays est le Mont Tasman (3500 m d'altitude).
S’il y a bien deux noms à connaître lors d’un voyage dans cette partie du monde, c’est bien ceux-là : James Cook qui fut le premier européen à débarquer en Australie et en Nouvelle-Calédonie et Abel Tasman qui fut, quant à lui, le premier en Tasmanie et Nouvelle-Zélande !




Le parc national de l'Aoraki / mont Cook est l'orgueil des Alpes néo-zélandaises qui s'étirent sur la côte ouest de l'île. Il renferme pas moins de 19 sommets culminant à plus de 3000 mètres d'altitude. C'est un paysage inhospitalier de glace et de roches (40% de sa surface st recouverte par des glaciers).


Le glacier Tasman est le plus grand du pays !
Selon les dires, il n’y avait pas de lac au pied du glacier Tasman dans les années 70, ainsi comme notre Mer de Glace, ses années sont comptées !

Les petits icebergs dans le lac résultent de la fonte de morceaux du glacier qui se sont décrochés lors du tremblement de terre de février !



Le fond de ces larges vallées est étonnamment plat

















Church of the good Shepherd, sur les rives du Lac Tekapo


Le lac Tekapo s'inscrit dans un cadre d'une beauté exceptionnelle. Cette étendue d'eau turquoise encadrée par les cimes enneigées des Alpes néo-zélandaises, est superbe. Elle doit son bleu intense à de la "farine de pierre", des particules minérales si fines qu'elles restent en suspension. Elles proviennent de l'érosion des montagnes par les glaciers qui alimentent le plan d'eau.
Le petit hameau du même nom voit sa grande rue envahie de boutiques de souvenirs. L'église du Bon-Pasteur se dresse depuis les années 1940 sur une de ses rives. Sa façade est percée d'une baie à travers laquelle la vue du lac forme une image de carte postale. Non loin, une statue en bronze d'un chien de berger a été élevée en hommage au rôle crucial joué par cet animal dans cette région d'élevage.




Twizel est la ville la plus proche du parc Aoraki. Elle fut bâtie dans les années 1960 pour héberger de façon temporaire les milliers d'ouvriers qui participèrent à la construction de la centrale hydroélectrique d'Upper Waitaki. Ce projet était le plus important jamais entrepris en Nouvelle-Zélande, et lorsqu'il fut achevé une vingtaine d'années plus tard, la ville devait être démolie. Mais les habitants s'y opposèrent et Twizel vit aujourd'hui grâce aux tourisme, favorisé par la proximité du mont Cook et à ses lacs à truites.

















Dans une vallée parallèle à celle du lac Tekapo, là où la route nationale 8 longe la pointe sud du lac Pukaki, un vaste parking et une aire de pique-nique offrent une vue à couper le souffle sur les Southern Alps. Par beau temps, le reflet des montagnes dans l'eau est quelque chose d'inoubliable.
Alimenté par la Tasman qui s'écoule du glacier du même nom, le lac a un niveau qui a été artificiellement relevé dans le cadre du programme hydroélectrique de l'Upper Waitaki. Un canal le relie au lac Ohau et un autre au lac Tekapo.

Cette région de lacs fournit aujourd'hui près d'un tiers de l'hydroélectricité néo-zélandaise grâce aux deux centrales de Tekapo, aux trois d'Ohau et à celles de Benmore, d'Aviemore et de Waitaki. Le tout est relié par 58 km de canaux, longés par de belles routes.

Le Mont Cook se reflète dans le Lac Pukaki, le rendu est d'une beauté saisissante !

Villes et curiosités des provinces de l'Otago et du Canterbury



La région de l'Otago dont la célèbre Dunedin est la capitale, est une terre de montagnes majestueuses se reflétant dans les lacs comme dans la région de Queenstown, de belles villes victoriennes le long de la côte, mais aussi de paysages désertiques abritant une faune étonnante.


Dans les années 1860, la découverte de gisements d'or attira de nombreux Européens à s'installer dans la région centrale de l'Otago où se trouvaient les plus riches terrains aurifères du pays. Même si cette ruée ne dura qu'une décennie, la population de la Nouvelle-Zélande doubla pendant cette période. Initialement baptisée Nouvelle-Édimbourg, Dunedin devint alors le pôle économique du pays. Banques, bureaux, hôtels et églises de pierre imposantes remplacèrent bien vite les baraquements des premiers colons, de pieux presbytériens qui avaient fui les persécutions religieuses en Écosse pour bâtir un nouveau monde basé sur l'agriculture.

Surnommée "l’Édimbourg du Sud", Dunedin est toujours très attachée à ses origines écossaises. Ici, on retrouve le côté "vieille pierre" des villes d’Europe, ce qui est finalement très rare dans ce coin du monde. On aime ces villes-là qui ont du charisme ! Il y a beaucoup à voir en un espace restreint.
La ville s'enorgueillit de posséder le plus grand nombre d'édifices de style victorien du pays.
Dunedin fut un temps la ville la plus importante du pays, comme en témoigne ses beaux bâtiments : la Gare, les Municipal Chambers, la First Church, puis plus tard, les Law Courts et la Cathédrale St Paul.
Ce centre urbain doté d'un port, est cerné de collines. Étant à l'écart de la route empruntée par les touristes reliant Christchurch à Queenstown et au Milford Sound, Dunedin n'est pas devenue une ville de passage et est ainsi restée authentique.



L'Université de l'Otago rassemble quelque 20 000 étudiants
First Church

La ruée vers l'or a fait de Dunedin la plus grande et la plus belle ville de Nouvelle-Zélande. Et même si ce n'est plus le cas aujourd'hui, elle reste un centre urbain élégant, à l'architecture victorienne raffinée.
Elle est actuellement la deuxième ville de l'île du Sud avec ses 120 000 habitants.

Dunedin était l'ancien nom écossais d’Édimbourg. Très pieux, les tous premiers colons avaient dans l'idée de bâtir une réplique améliorée de leur pays d'origine, mais la ruée vers l'or balaya tout sur son passage. La croissance de la ville s'accéléra très vite, des fortunes se firent du jour au lendemain et Dunedin devint la capitale financière du pays.


Le centre ville, autour de l'Octagon














L'Octagon est une grande place bordée de beaux bâtiments et de restaurants. Lorsqu'ils établirent le plan de la "Nouvelle Édimbourg" en 1846, les géomètres de la future colonie firent en son centre une esplanade octogonale. Elle garda toutefois longtemps l'aspect d'un terrain vague, et elle ne joue son rôle central dans la vie de la cité que depuis le début du 20ème siècle. Cette oasis dans la ville est entourée de beaux édifices.
Non loin sur une butte se dresse la cathédrale Saint Paul, lieu de culte anglican de style néogothique, achevée en 1920. Un large escalier mène à elle. C'est le seul édifice à voûtes en pierre du pays. Sur la place se tient la statue de Robert Burns, érigée à la fin du 19ème siècle en hommage au poète écossais qui était l'oncle du révérend de la première colonie.

A côte de la cathédrale se trouve les Municipal Chambers bâties avec la pierre d'Oamaru à la fin du 19ème siècle et fortement restaurées. Le tout est dominé par une tour de l'horloge haute de 47 m.


Partant de l'Octagon, la Stuart Street aligne ses Terrace Houses. Ces maisons mitoyennes des années 1900 étaient le logement des gens simples. Elles ont été de nos jours reconverties en restaurants, boutiques ou bureaux.

First Church ("Première église") fut bâtie par les premiers colons dans les années 1870. C'est la plus imposante église presbytérienne de l'Otago. Elle possède une rose, un toit en bois et une flèche haute de 56 m.
Dowling Street est une rue intéressante avec le Commerce Building et l'Imperial Building du début du 20ème siècle.

Le bâtiment des Law Courts de 1900 joue du contraste de couleurs entre la roche volcanique de Port Chalmers et le calcaire plus clair d'Oamaru.

La gare ferroviaire de Dunedin est le monument le plus photographié de la ville. Construite en 1904 dans le style flamand, sa façade de pierre et de béton très élaborée au toit orangé (tuiles en terre cuite de Marseille) valut à son architecte, George Troup, le surnom de Gingerbread George ("George pain d'épice").

Il s'agit sûrement du plus grand édifice en pierre de Nouvelle-Zélande. Il est considéré comme l'un des meilleurs exemples d'architecture ferroviaire de l'hémisphère Sud.
De dimension modeste au regard des standards internationaux, il dégage toutefois une impression de grandeur en raison de ses proportions harmonieuses.

Pour le parement extérieur, le calcaire beige d'Oamaru, qui souligne les motifs, contraste avec la "pierre bleue" de l'Otago et le granit d'Aberdeen poli des colonnes.





La tour de l'horloge mesure 37 m de hauteur. Des lions en grès remarquablement sculptés la cantonnent.
La tourelle (à gauche) crée un contrepoint visuel à la tour de l'horloge. Les chiens-assis (lucarnes de petite dimension propres aux toits à faible pente) qui coupent la pente du toit sont typiques de l'architecture flamande.

A l'intérieur, les guichets superbement ouvragés valent le coup d’œil. Ornés de carreaux blancs, ils sont couronnés par l'ancien logo des New Zealand Railways.
Une frise de putti (angelots nus et ailés) et de feuillages exécutée par la manufacture anglaise Royal Doulton court sous la galerie du hall.
Sur le sol en mosaïque, plus de 725 000 carrés de porcelaine de la même entreprise forment des images de locomotives, de wagons et du logo de la compagnie de trains néo-zélandaise.
Un carrelage en mosaïque et une rampe en fer forgé contribuent à l'élégance de l'escalier reliant le hall à la galerie supérieur.
Les verrières se faisant face au niveau de la galerie supérieure sont décorées de locomotives à vapeur aux phares étincelants.


Les quais servent aux arrivées et aux départs des passagers prenant le Taieri Gorge Railway, une ligne touristique.

Le hall de la gare


Depuis les années 1950, la ville vit moins des richesses tirées de l'agriculture et devient un grand centre universitaire dont la capacité a triplé depuis 1980. Le tourisme est aussi en plein essor.

C'est à la fin du mois de février que l'université reprend vit lors de la rentrée scolaire néo-zélandaise. Les étudiants, surnommés scarfies à cause des écharpes (scarfs) qu'ils portaient, envahissent le centre-ville. Situé au bord du fleuve Water of Leith, le Registry Building de 1879, avec sa tour de l'horloge, est l'un des joyaux architectural de la ville. Les maisons en pierre bleue de l'Otago à son extrémité nord ont été construites pour les quatre premiers professeurs.

La ville possède une des rues les plus pentues du monde, la Baldwin Street.



Gare de Dunedin













Rochers hémisphériques de Moeraki
Les Moeraki Boulders, sur la plage du même nom, sont des rochers parfaitement sphériques de 3 ou 4 mètres de diamètre, formés au fond de la mer il y a plusieurs millions d’années. Ils sont aujourd’hui comme abandonnés, à moitié enfouis dans le sable et éparpillés sur 50 mètres de plage. Ce pays est un véritable paradis pour géologues !







Il s'agit de concrétions engendrées par la cristallisation de l'argilite au fond de la mer. Elles se forment généralement avant les roches sédimentaires environnantes, ce qui les rend plus dures et moins sujettes aux variations climatiques. On peut ainsi voir des rochers en train d'émerger lentement de la falaise, à mesure que celle-ci s'érode.

Ces boulets de pierre ont depuis longtemps nourri l'imagination. A chaque curiosité de la nature est associée une interprétation par les maoris : ici, ces boules de roches presque lisses seraient des paniers de nourriture (Te Kaihinaki), contenus dans la pirogue Araiteuru qui amenèrent leurs ancêtres polynésiens et qui aurait fait naufrage ici.







Principale ville du nord de l'Otago, Oamaru, quant à elle, est réputée pour concentrer les bâtiments anciens les mieux conservées de Nouvelle-Zélande. Il ne va pas sans dire donc qu’on a tout de suite accroché ! 
Cette ville, aujourd'hui assoupie, eut jadis de grandes ambitions car, à l'instar de Dunedin, elle connut un grand essor lors de la ruée vers l'or. 
Ancien centre agricole, Oamaru est une destination touristique de plus en plus appréciée. Le cœur de cette petite ville chargée d'histoire se concentre autour de l'ancien front de mer, au bout de Thames Street, la Grand-rue. Son port, fermé dans les années 1970, laissa intact des paysages urbains de style victorien qui depuis ont été rénovés pour former l'Oamaru Historic Precinct, le quartier historique autour de Tyne Street et Harbour Street.

L'architecture néoclassique et les colonnes corinthiennes prédominent et plusieurs œuvres ont été construites dans le calcaire de la ville, facile à tailler et à sculpter.

Datant de 1883, la Courthouse au portique néoclassique sert toujours de tribunal.
La National et la Colonial Bank datent de la même époque. 

Le Waitaki District Council domine la rue de sa tour de 28 m qui a été ajoutée à ce qui était la deuxième poste d'Oamaru.
La première poste de la ville siège, quant à elle, dans un petit bâtiment italianisant.
North Otago Museum était autrefois une bibliothèque.

Installée dans une ancienne banque à l'architecture typique avec ses pilastres corinthiens, la Forrester Gallery.


Harbour Street se situe au cœur du quartier du port. Cette rue est bordée d'entrepôts, de greniers et de bâtiments commerciaux du 19ème siècle. Avec Tyne Street, elle compte plus de 20 édifices classés.
A l'angle de ces deux voies se dressent le Criterion Hotel qui a retrouvé tout son éclat grâce à une rénovation réussie. Le bar a gardé l'atmosphère d'un pub d'époque victorienne.

Pour citer quelques uns de ces bâtiments, la Customs House, l'Union Bank ou encore la New Zealand Loan and Mercantile Warehouse, entrepôt victorien commandé par la plus grosse société agricole du pays dans les années 1880, pour contenir 100 000 sacs de céréales.

Église anglicane St Luke





















On retrouve une véritable harmonie architecturale dans le quartier du port et de part et d’autre de la rue principale, la Thames Street, avec de majestueuses bâtisses victoriennes en pierre d’Oamaru, un calcaire couleur crème.

L'Oamaru Public Gardens sont des jardins très classiques qui renferment entre autres, une roseraie, une pelouse bordée d'azalées, un vallon de rhododendrons, un kiosque à musique, une volière, des paons et des fontaines en marbre.

Autour de la ville, observation de la faune et de la flore complètent les activités.



Harbour Street, dans le vieux quartier du Port




On entre enfin dans la région du Canterbury, dont Christchurch est la capitale. Installée contre des collines vallonnées, Timaru est la ville principale du sud de cette région.
Cette cité de taille moyenne présente quelques sites intéressants dont un grand parc sur une esplanade, un centre animé, de belles églises dont une avec de superbes vitraux et un jardin botanique bien sûr !
La rue commerçante a un certain cachet avec ses bâtisses d'époque.

Le nom de cette ancienne station baleinière tire son nom du terme Te Maru signifiant "lieu de refuge" en maori. Les pirogues des Maoris qui longeaient le littoral s'arrêtaient ici. Les naufrages étaient nombreux, jusqu'à la construction du port artificiel à la fin du 19ème siècle.

Timaru reste dans l'ombre d'Oamaru qui attire de plus en plus de touristes. D'ailleurs, copiant sur cette dernière, la ville donne une seconde jeunesse à son quartier historique. Timaru a ainsi effectué de grands changements en vue de se débarrasses de son apparence de petite ville de province à la situation économique précaire.

De nombreux beaux édifices et tout un paysage urbain ont résisté au passage du temps, en particulier dans Beswick Cains et Barnard Street.
Dans le quartier commerçant, on remarque la Royale Arcade, ornée de colonnes en fer forgé et de magasins de style victorien.


Stafford Street à Timaru







Vitrail de la Basilique Sacré-Coeur









Jardins de Caroline Bay Park



Caroline Bay est une station balnéaire un peu désuète, mais appréciée des locaux. Depuis la construction du port de Timaru en 1877, la sable blanc de la baie s'est accumulé à son extrémité sud, formant une plage très populaire et sûre. Derrière, s'étendent de vastes pelouses, une aire de jeux pour enfants, une volière et des cours de de tennis. La Piazza, un ensemble d'escaliers et de terrasses, relie la plage au centre-ville.



L'église anglicane St Mary, édifiée en 1880 dans le plus pur style gothique anglais




Volière de Caroline Bay Park







Bâtie en 1911, la basilique du Sacré-Cœur domine la ville de son grand dôme en cuivre et de ses tours jumelles. Cet édifice est sans aucun doute le plus majestueux de la ville. L'intérieur est aussi impressionnant que l'extérieur. De grands vitraux éclairent la nef où de massives colonnes blanches rythment l'espace. Elles soutiennent des plafonds ornés de motifs au pochoir. L'architecte aussi conçu les cathédrales de Dunedin et Christchurch.

Logée dans une élégante demeure datant de 1908, l'Aigantighe Art Gallery abrite une grande collection d'art néo-zélandais, pacifique, asiatique et européen. On limitera cependant la visite à son jardin de sculptures modernes. Aigantighe signifie "à la maison" en gaélique des Highlands.

Comme toute ville qui se respecte, Timaru est doté d'un jardin botanique. Statues, kiosque, serres avec des plantes désertiques et tropicales et massifs comprenant des roses et des plantes en voie de disparition font de ce parc une agréable façon de terminer la visite.



En remontant vers le nord, on marque un arrêt à Ashburton, mais la ville ne nous séduit pas plus que ça. Construite sur un plan régulier, la cité est connue pour ses bâtiments anciens en brique et ses hauts arbres.